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22 mars 2007
Petite question en passant
Risque-t-on l'excommunication en votant pour un(e) candidat(e) dont le programme est contraire à ce qu'enseigne l'Eglise Catholique (en l'occurrence 10 sur 12)?
Je me pose la question, puisqu'il existe un cas d'excommunication de facto pour des personnes qui pratiqueraient l'IVG, ou encore le permettrait ou n'empêcherait pas par tous moyens qu'il se fasse. Est-ce que voter pour une personne qui ne le remettrait pas en cause n'entre pas dans la dernière catégorie?
Je m'en remets à votre sagacité...
Jacques
09:15 Publié dans Elections présidentielles | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : élection présidentielle, excommunication, ivg, culture de mort


Commentaires
Élections : N’importe lequel et qu’on en finisse.
echofrance@hotmail.fr
Ecrit par : xray | 22 mars 2007
A xray :
Non, pas n'importe lequel. De plus, vous désignez sur votre blog, l'intox fabriqué par les médias pour cacher le totalitarisme issu d'une fausse démocratie, mais vous continuez sans que nos comprenions pourquoi, en rendant responsable la loi 1905...
Nous ne pouvons laisser un lien qui porte des accusations aussi fausses et aussi mensongères sur l'Eglise.
A propos d'intox, vous semblez effectivement en connaître un rayon..
Ecrit par : Néel de Néhou | 22 mars 2007
Cela m'embêterait d'être excommunier ... alors la réponse est non ?
Tu veux vraiment vider les églises cher ami !
Ecrit par : Benouk | 22 mars 2007
Non cette question est sérieuse, car je sais la tentation sarkoziste qui souffle dans les rangs des chrétiens et il est du devoir de toutr chrétien de s'interroger sur le bien fondé de tel ou tel programme, celui de M. Sarkozy est en parfaite opposition avec la doctrine de l'Eglise et en particulier sur les points précis où Benoît XVI nous demande de ne PAS négocier (relie la note que j'ai souvent cité), c'est à dire de ne pas adhérer au parti ni même de voter pour lui, c'est limpide. Ma question est certe un peu provocatrice, mais parceque je pense qu'il faut que les chrétiens jouent leur rôle de minorité de blocage car nos voies peuvent peser lourd dans un second tour.
Il est evident que le vote le Pen ou Villiers n'est certainement pas obligatoire, mais il me parait être le plus proche des éxigences posées par l'Eglise
Ecrit par : Jacques | 22 mars 2007
Non cette question est sérieuse, car je sais la tentation sarkoziste qui souffle dans les rangs des chrétiens et il est du devoir de toutr chrétien de s'interroger sur le bien fondé de tel ou tel programme, celui de M. Sarkozy est en parfaite opposition avec la doctrine de l'Eglise et en particulier sur les points précis où Benoît XVI nous demande de ne PAS négocier (relie la note que j'ai souvent cité), c'est à dire de ne pas adhérer au parti ni même de voter pour lui, c'est limpide. Ma question est certe un peu provocatrice, mais parceque je pense qu'il faut que les chrétiens jouent leur rôle de minorité de blocage car nos voies peuvent peser lourd dans un second tour.
Il est evident que le vote le Pen ou Villiers n'est certainement pas obligatoire, mais il me parait être le plus proche des éxigences posées par l'Eglise
Ecrit par : Jacques | 22 mars 2007
J'espère que tu rigoles lorsque tu dis que "nos voies peuvent peser lourd dans un second tour" ....
Ni LePen ni Villiers ne pourront être présidents ... Seul LePen peut arriver au second tour. Mais il ne sera jamais président ... car les manifestations antidémocratiques de 2002 se renouvelleront !
Les candidatures LePen et Villiers se veulent être des candidatures contestataires .... comme beaucoup d'autres d'ailleurs ... et c'est tant mieux, car c'est la démocratie !
Après pour ma conscience perso, je peux me dire que j'irais voter Villiers ... mais je ne vois pas les choses comme cela. Il n'a pas la stature d'homme d'Etat.
Bon après pour l'excommunion, l'avantage c'est que l'on changerait d'évèque (!) .... Je suis désolé .... cette réflexion est honteuse !
Ecrit par : Benouk | 22 mars 2007
Je dis que nous pèserons du poids non pas en votant pour JMLP ou P2V mais en évitant devoter pour des personnes dont les idées sont fondamentalement anti-chrétiennes. Quant aux candidatures de Villiers et le Pen elles ne sont pas que contestatrices, car en ce qui concerne le MPF il y a un programme construit
Ecrit par : Jacques | 22 mars 2007
Non. Il n'est pas si facile que ça d'être excomunié. Il faut une responsabilité directe. Difficile à mettre en évidence à travers le vote.
Ecrit par : Nono | 22 mars 2007
L'idéal, pour ce qui concerne l'idée d'un "vote catholique", serait que nous ayons un "vrai" défenseur des valeurs issues du Magistère. Cet homme existe, mais il est dispersé en une quantité imprévisible et désunie. Cet homme, c'est le Christ, et le Christ, c'est l'Eglise. Mais l'Eglise de France est dispersée.
500 000 votes, cela compte, s'il s'agissait du même choix parce que "choix catholique".
500 000 voix, c'est la voix d'un seul homme.
Le problème est de trouver le nom à inscrire sur les bulletins, et nous n'avons pas le choix. Le problème est-il réellement là ?
Je pense que le vrai problème réside dans nos propres choix au quotidien : si nous avions au quotidien les mêmes exigences envers nous-mêmes, que celles que nous espérons de tel ou tel candidat, nous serions au moins plus écoutés.
L'union fait la force, mais l'exemple parle à tous.
C'est à nous, 500 000 catholiques français, de témoigner de l'importance que nous accordons à nos convictions.
Les hommes politiques seraient ainsi bien obligés de les prendre en compte.
Ecrit par : Néel de Néhou | 22 mars 2007
Pour ma part, je suis convaincu qu'aucunes des candidatures ne s'inscrit dans un esprit vraiment catholique. Jean Marie Le Pen et Philippe de Villiers sont tous deux les défenseurs d'une vision simpliste du problème français. Ils réactivent l'idée ancienne que les problèmes et la crise sont dûs à l'étranger, à l'exterieur. C'est une facilité de l'esprit honteuse pour celui qui connaît un peu l'histoire et innadmissible pour qui se dit catholique.
Cette mentalité de vieux aigris qui désirent poser partout des barricades (culturelles, économiques, sociales...) est révélatrice d'un pourrissement intellectuel dont les catholiques doivent se défier. Je préfère 100 fois voter pour Nicolas Sarkozy, qui lui au moins à la volonté de préserver l'ordre social, et non pas de semer la haine et la division.
Le problème est intérieur, il vient aussi de nous, de notre défaut de courage. Il vient également du clergé trop silencieux, et des divisions dans l'Eglise (ce qu'on appel à tort la crise post-Vatican II, qui est en fait le prolongement spirituel de la décadence moderniste).
L'Etat ne peut être un outil d'évangélisation, il ne peut que préserver l'ordre et c'est son unique vocation. En revanche, c'est la vocation des laïcs de s'engager sans compromis pour témoigner en parole et en acte de la Bonne Nouvelle.
C'est une erreur de compter sur ces élections pour résoudre les problèmes. Le renouveau, l'espoir, viendra des plus pauvres et des plus humbles, tournons donc le dos à ces puissants pathétiques ! Faisons plus de place au prochain dans nos vie et ne nous noyons pas dans le petit orgueil électoral.
Ecrit par : Quentin | 22 mars 2007
Il faut lire et relire l'interview du Père Garrigues (cf site Liberté Politique).
Il explique très bien la note du Cal Ratzinger:
« La conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser par son vote la mise en acte d’une loi ou d’un programme politique, dans lequel les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détruits par la présence de propositions qui leur sont alternatives ou opposées » (Note doctrinale)
Les exigences éthiques fondamentales sont les points non négociables énoncés par le Saint-Père que sont le respect de la vie (avortement, euthanasie ...), la bioéthique (clonage, eugénisme, manipulation génétique ...), la famille (adoption "homosexuelle", "mariage" homosexuel...).
Il faut donc examiner les programmes et ne retenir que les programmes qui veulent "limiter les préjudices" des législations mauvaises (avortement par exemple) pour aller dans le sens d'un redressement éthique et ne proposent pas de nouvelles atteintes à la loi naturelle.
Cela exclut évidemment pour un catholique de voter pour quelques gros candidats...
Ceci peut avoir un intérêt stratégique vis-à-vis de ces gros candidats, car s'ils voient émerger une conscience politique catholique sur les points non négociables, ils seront peut-être enclins de modifier leurs positions (ils en ont bien été capable avec M. Hulot, le vote catholique pourrait bien être plus significatif que celui des amis des petits oiseaux).
Ecrit par : Laurent | 22 mars 2007
Si, Philippe de Villiers a la stature d'un homme d'Etat. Le reproche de repli est grotesque : il a pratiqué avec Madagascar, le Maroc, le Bénin, un co-développement considéré comme exemplaire par ses interlocuteurs africains. Au contraire de ce que dit Quentin, il sait que les problèmes viennent essentiellement de l'intérieur : déficit d'autorité, socialisme et gauchisme rampant, immoralisme, manque d'affirmation de nos valeurs qui provoque la non-intégration des immigrés, manque de fierté et masochisme, soumission à l'idéologie ultra-libérale et mondialiste de l'U.E...
Il a une stature d'homme d'Etat : il a géré efficacement à tous points de vue son département, et a des idées pertinentes sur tous les sujets dont on aura à s'occuper le prochain président : unité de la nation autour de valeurs fortes (et contre le communautarisme installé de force par M. Sarkozy - qui vire les recteurs de Lyon qui s'y opposent), écologie (qu'il a réellement mis en action en Vendée), politique étrangère (développement de la Francophonie, notamment), lutte contre le terrorisme, défense... En plus, contrairement à M. Sarkozy, il est sincère.
M. Sarkozy l'a avoué à Philippe de Villiers (on trouve l'anecdote dans Le Mystère Villiers, d'Eric Branca) : il n'aime pas la France, celle-ci et ses paysages le laissent froid. Il a dit à l'université de Columbia : je me sens un étranger dans mon propre pays. (Ce n'est pas de la délation, c'est de l'information sur la personne pour qui on voterait. On vote pour une personne en qui on a confiance. Je ne fais pas confiance, pour gouverner la France, à une personne qui ne sent pas Français et qui ne comprend pas la France.) Il est allé se recueillir sur les tombes des fellaghas en Algérie, sans dire un mot sur les cimetières profanés des harkis et des pieds-noirs... Il s'est excusé auprès des Américains pour la politique « arrogante » de la France à propos de l'Irak... Il a dit aux associations défendant la francophonie qu'ils étaient dépassés et que l'avenir était à l'anglais, et maintenant il prétend défendre la francophonie dans le Figaro. Son programme est en lui-même menteur, puisqu'incohérent : il prétend réguler l'immigration, mais celle-ci est du ressort de l'U.E. depuis le 1er mai 2004... En plus, il ferait voter par le Parlement la Constitution (renommée et maquillée pour faire passer la pilule) que le peuple a rejetée par référendum. C'est de la forfaiture !!!
M. Sarközy dresse les Français les uns contre les autres. Il ne peut même plus se rendre en banlieue sans y mettre le feu. Par la discrimination positive il viole le principe républicain d'égalité et risque de provoquer un sentiment compréhensible de rejet de l'autre chez les Français de vieille souche. Par son C.F.C.M. il a favorisé les musulmans radicaux (l'U.O.I.F. y a, de l'aveu de Soheib Bencheikh grand rabbin de Marseille, un poids bien plus important que dans la population musulmane de France). En organisant le financement des mosquées par nos impôts il favorise une religion par rapport à une autre (d'ailleurs il le fait déjà : plusieurs fonctionnaires gèrent le pélerinage à La Mecque. Vous chercherez en vain l'équivalent pour la Terre Sainte...).
Par son immigration choisie, non seulement il risque de déséquilibrer encore plus la société française, déjà menacée par le racisme, mais en plus il va pratiquer la traite des cerveaux, pillant les rares personnes formées des pays africains...
Enfin, on a beau dire que c'est du niveau du caniveau, le fait que M. Sarközy de Nagy-Bocsa ait profité de sa place privilégiée pour sa bourse personnelle comptera dans mon vote. De plus, vu son amitié avec M. Tom Cruise, il a fait obstacle, depuis plusieurs années et de l'aveu même des scientologues, aux poursuites menées par les victimes de cette secte. Je veux être dirigé par des personnes intègres. M. Villiers est irréprochable. Et propose d'ailleurs l'inéligibilité à vie des politiciens convaincus de corruption.
Ceci dit, je suis d'accord avec Quentin : c'est à nous d'évangéliser ! Annoncer le Christ à notre voisin !
Ecrit par : Olivier | 23 mars 2007
La loi ne changera rien à un mal moral. Pensez-vous vraiment qu'interdire l'IVG, interdire l'immigration, interdire l'union homosexuelle règlera les problèmes ? Je suis de ceux qui pensent que la Vérité ne s'impose pas par la force, mais se communique par le témoignage, l'engagement personnel.
Les catholiques ne doivent en aucun cas se constituer en lobby ou en parti.
Soit je m'abstiendrais, soit je voterai blanc, parce que si je n'ai pas le mépris de la démocratie, je considère qu'il n'est possible de placer ma confiance dans aucun des candidats.
Enfin, si pour moi M Nicolas Sarkozy me semble être un "moindre mal", c'est parce que son programme, loin d'être parfait, propose des solutions pragmatiques tout en restant ouvert. Je considère effectivement que M Philippe de Villiers, avec son immigration zéro, son protectionisme outrancier et son intolrérance vis à vis de l'islam (qui est en France, qu'il le veuille ou non), me parait effectivement replié sur le rêve d'une France chimérique.
Ecrit par : Quentin | 23 mars 2007
1. Je voulais juste, vous faire par d'une réflexion.
Hier à midi sur BFMTV P2V était invité.
En débatant sur "l'islamisation", il nous a sorti de sa poche une dépèche qui disait qu'une magistrate All avait refusé de divorcer un couple car leur religion (l'islam) y était opposée. Ce couple pratiquant avait la nationalité Allemand.
Il s'inquiétait que ce type de comportement puisse un jour arrivé en Fr.
De là, j'en ai fait deux interprétations.
- Soit il considère que l'Etat (l'insitution jud) doit prendre en comptes aucunes considérations religieuses et donc il est objectivement favorable au divorce car la loi le prévoit car il se dit Républiquain !
- Soit il considère au contraire que seule la religion catholique pourrait être pris en compte par les juges pour faire un véritable déni de justice .... et là je vous laisse libre à votre propre interprétation !
2. Au passage à l'ami Olivier, je voulais juste vous dire que la conception Franco-Française des sectes fait que seul la france considère la scientologie comme une secte ! Et personnellement je ne connais pas suffisement ce mouvement pour le juger .... alors j'aimerais bien savoir pourquoi il est une secte .... ;-)
Ecrit par : Benouk | 23 mars 2007
A Quentin :
L'engagement en politique d'un chrétien doit être à deux vitesses :
La première, c'est notre témoignage au quotidien.
La deuxième, doit être issue de nos réflexions par rapport au réel : qui correspond le mieux aux exigences précisées par l'Eglise ? En tant que chrétiens,le réel, c'est cela.
Maintenant, je comprends très bien que nous soyons déroutés par l'absence de candidats répondant "vraiment" à toutes nos attentes. Mais nous devons exiger de celui pour lequel nous voterons, de ne pas transiger sur les questins essentielles que sont l'avortement, l'euthanasie (sarkosy y est favorable), et l'eugénisme.
Nous ne prétendons pas changer par la loi un mal moral. nosu ne prétendons pas interdire quoique ce soit, mais reposer les termes du débat, tronqué par les partis pris. médiatiques.
Il faut que nous articulions notre engagement sur ces trois axes : unité, vérité (cohérence entre les dires et les actes), et par la charité.
Si les 500 000 catholique sse lèvent comme un seul homme pour dire : "nous ne nous retrouvons dans aucun candidats, nosu sommes unis, écoutez-nous", alors je suis prête à voter blanc. Mais au vu de notre dispersement, je préfère accorder mon vote à celui qui contre vents et marées, a le courage d'exprimer tout haut les convictions que je partage.
Ecrit par : Néel de Néhou | 23 mars 2007
M. Philippe de Villiers ne remet effectivement pas en cause le divorce. En outre, il insiste toujours bien pour dire qu'il ne met pas en cause la communauté musulmane et au contraire les exhortent à condamner plus clairement les dérives islamistes pour tenter d'amoindrir la suspicion dont ils sont hélas l'injuste objet. Les dérives existent et doivent être signalées : environ cent mille mariages forcés, cent mille familles polygames, encouragées par le financement allocatif, l'autocensure de l'enseignement concernant l'histoire de France, la littérature française, la Shoah, l'évolution... La République doit s'affirmer. Et favoriser les musulmans modérés. Tout le contraire de ce que fait M. Sarkozy.
Pas de protectionnisme exacerbé chez M. Villiers. Il réclame simplement la même chose que réclame, par exemple, Emmanuel Todd : une protection européenne équivalente à celle pratiquée par les Etats-Unis, l'Amérique du Sud, la Chine, l'Inde. Les médias sont totalement inféodés à l'ultra-libéralisme internationaliste (même s'ils sont socialistes ad intra) et il ne faut pas s'y tromper quand ils s'offusquent du fait que M. Villiers voudrait que la Commission européenne quitte enfin son idéologie ultralibérale... L'U.E. est la région commerciale la moins protégée du monde ! Une chaussure (il en reste encore quelques-unes) fabriquée chez nous est taxée 60 % en arrivant en Chine ou en Inde, les chaussures venant de là-bas, fabriquées à très bas prix dans des conditions scandaleuses, ne sont taxées que de 1 à 3 %. Les exemples sont légion.
Moi, j'appelle cela de l'inhumanité. C'est provoquer le chômage chez nous, et cautionner et financer un quasi-esclavagisme à l'étranger. C'est pourquoi la position de M. Villiers là-dessus, qui est aussi celle de M. Dupont-Aignan ou de M. Le Pen, est la seule qui soit vraiment humaine.
Et, oui, la scientologie est une secte, avec toutes les caractéristiques (rupture avec les amis, utilisation forcée du patrimoine financier, pression psychologique énorme, idéologie matraquée...). De nombreux pays européens la considèrent comme tel. Et elle fait beaucoup, beaucoup de victimes. Psychologiquement et financièrement atteintes.
Ecrit par : Olivier | 23 mars 2007
Au sujet du protectionisme, je considère en effet que nous devons lever nos taxes pour les produits venant de pays autres que ceux l'UE. Mais de façon modéré (pas plus de 10 à 15%).
Sur Philippe de Villiers : il compte suspendre la constrution de mosquées, ce que je trouve tout à fait honteux (imaginez qu'on interdise la construction d'églises à l'étranger !).
Sur les peines, voici sa vision de la justice :
"70 - Assurer la sécurité, c’est faire preuve de la plus grande fermeté contre les actes et crimes barbares.
• Proposer un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes odieux (viols ou actes de barbarie suivis de meurtre).
• Instaurer la castration chimique pour les criminels sexuels."
Je suis scandalisé de découvrir ces deux projets qui à eux seuls justifient que je ne vote pas pour Philippe de Villiers. De même sa sévérité envers les immigrés (qui méritent d'être traités en êtres humains, eux qui sont démunis et désespérés) me semble d'une cruauté que rien ne peut justifier. Nous devons certe réguler l'immigration, mais pas pour autant entamer une chasse au clandestin !
Meme si nombres de ses réformes me séduisent (sur la fonction publique, sur l'économie, l'aide aux familles et la vie...), il est trop nationaliste pour être un bon dirigeant.
Enfin, mon cher Néel, je suis prêt moi-même à lancer avec vous un appel au vote blanc.
Ecrit par : Quentin | 23 mars 2007
Non P2V ne considère pas les immigrés comme vous dites, il fait simplement preuve de pragmatisme, on ne peut malheureusement leur offrir autre chose que la misère, alors autant ne pas les acceuillirs, et plutôt que de vous focaliser sur un aspect du programme, lisez ce qu'il a fait en matière de codéveloppement et ce qu'il propose dans ce domaine.
En ce qui concerne les mosqueées:
- Il ne veut pas en interdire la construction; il veut simplement imposer des règles afin que ce ne soit pas le nid du terrorisme,
- De plus il est normal de faire valoir notre culture chrétienne.
Enfin, Sarkozy ne fait rien contre l'avortement alors que P2V propose une grande politique pour la vie, cela seul me fait pencher pour P2V plus que pour Sarkozy
Ecrit par : Jacques | 23 mars 2007
Comment un candidat qui prône la peine de mort et des peines barbares pourrait-il défendre la vie ?
D'autre part, Nicolas Sarkozy se refuse à pénaliser l'avortement, en effet, mais peut-être est-ce aussi parcequ'il sait qu'il serait seul à défendre cette réforme. Il faut se rendre compte de l'innévitable contestation (d'envergure) qu'entraînerait une telle réforme, et du faible soutient qu'il en recevrait (moins de 10 000 personnes à la dernière "life parade").
Oui, le calcul est quelque peu lâche. Mais je considère que c'est d'abord par le dialogue que l'on changera les choses.
L'Etat a détruit le peuple français, ne demandons pas à l'Etat de le reconstruire.
Ecrit par : Quentin | 23 mars 2007
cela s'appelle l'entrisme et l'entrisme est dangereux car les chrétiens y perdent leur âme. On peut dialoguer sur des questions secondaires, mais Benoït XVI nous a fixé trois domaines dans lesquels on NE PEUT PAS NEGOCIER, et l'ivg en fait parti. On e demande pas que le 7 mai 2007 la loi Weill soit enlevée, on demande simplement une réelle politique d'alternative à l'IVG.
Quant à la peine de mort je vous renvoie aux débats que nous avons eu sur ce blog à ce sujet en voue rapellant que l'Eglise n'y est pas fermement opposée.
Ecrit par : Jacques | 23 mars 2007
"On ne demande pas que le 7 mai 2007 la loi Weill soit enlevée, on demande simplement une réelle politique d'alternative à l'IVG."
Je réclame bien évidemment la même chose.
Mais bien sûr je suis pour la pénalisation de l'IVG, seulement je pense que toutes les méthodes pour y parvenir ne se valent pas.
Ecrit par : Quentin | 23 mars 2007
et en particulier celle qui consiste àfaire de l'entrisme à l'UMP car celle ci estvouée à l'échec
Ecrit par : Jacques | 23 mars 2007
Méthode que je ne pratiquerai pas, je m'abstiendrais ou voterai blanc.
J'ai simplement désiré expliquer le comportement politique de Nicolas Sarkozy. Il est d'ailleurs plutot clair sur le sujet dans son livre "La République, les religions, l'espérance".
Ecrit par : Quentin | 23 mars 2007
Il n'y a pas de sévérité envers les immigrés - sauf celle qui consiste à rappeler que l'immigration clandestine est un délit (punissable en France (ce n'est jamais appliqué) d'une amende et d'un an de prison) -, mais envers l'immigration. Et, franchement, vu le chaos qu'elle entraîne (Maxime Tandonnet, conseiller de Nicolas Sarkozy, a intitulé son livre : « Sortir du chaos »), et qui ne fait que s'empirer, cette sévérité envers l'immigration massive est méritée. Le premier mot de l'Église sur l'immigration est pour dire que chacun devrait pouvoir s'épanouir là où il est et que le déracinement est un mal. Le second, bien sûr, est le devoir d'hospitalité et d'accueil dans la mesure où cela ne met pas en cause l'équilibre d'un pays.
Je suis tout à fait d'accord avec Quentin dans son opposition au paragraphe 70 du projet politique du M.P.F. Sur la peine de mort cependant, les déclarations de M. Peltier surtout, de M. Villiers dans une moindre mesure, sont beaucoup plus modérées que le programme : M. Peltier s'y est dit personnellement opposé, et M. Villiers a dit être partisan d'une peine de mort dissuasive, en vigueur mais non appliquée, à la manière de l'arme nucléaire. Les deux disent qu'il faut une vraie perpétuité, ce en quoi je les rejoins.
Il me semble Quentin, qu'il est clair que, parmi les convictions de M. Sarkozy, s'il en a, se trouve la nécessité de légaliser l'avortement. Sinon il n'aurait pas fait applaudir, pendant sa réunion publique à 4 millions d'euros et devant des dizaines de milliers de personnes, Mme Veil, et ce pour sa loi meurtrière. Sinon il n'aurait pas nommé cette même personne présidente de son comité de soutien.
Merci à Jacques, à Quentin, à Néel, de permettre un dialogue constructif, quand souvent la politique amène les personnes les plus proches à s'étriper !
Fraternaliter in Christo.
Ecrit par : Olivier | 23 mars 2007
Cher Olivier, Jacques, Néel,
Oui, le vote Nicolas Sakozy n'est pas une solution et est rebutant pour un catholique. Oui, Philippe de Villiers a de bons éléments dans son programme.
Mais une fois encore, ces deux programmes comportent des points qui me sont odieux (je continue à penser que l'attitude politique de P. de Villiers procède d'un repli nationaliste innacceptable).
La vérité, c'est que la vrai problématique inextricable de la campagne est celle de l'identité nationale : qui sont les Français ? Qu'est-ce qui nous unit ? Comment résoudre le mal moral français ?
Je pense qu'être français n'est plus une évidence mais un choix lourd à assumer aujourd'hui (en terme de transmission, d'héritage, de culture, de langue,...). La population de France a explosé en une multitude de clans, diffusés dans des appartenances de plus en plus restreintes et floues.
Que doit-il arriver de l'immense majorité qui n'assume pas l'héritage français ? Doivent-ils êtres rééduqués ? Doivent-ils êtres expulsés ? Doit-on les combattre ? Je sais que je suis Français dans un territoire qui ne l'est plus. En tant que catholique, je ne peut qu'accepter la cohabitation avec cette majorité "étrangère" à l'esprit français. Je rejette aussi le sentiment nationaliste, parce que la nation n'est pas une fin, et que l'espérance catholique transcende toutes appartenances exclusives.
Pour moi, dans ce contexte, voter Philippe de Villiers, c'est choisir un combat déjà perdu d'avance et générateur de haines inutiles.
Si nous voulons faire revivre en nos concitoyens la conscience fière d'être français, c'est par notre témoignage qu'il faut procéder. Le vote, actuellement, n'est qu'une compromission inutile qui divise les catholiques laïcs et les détournent (à mon avis) des véritables problèmes de la France.
Mon programme politique, c'est sur les paroisses qu'il se base, il sort chaque dimanche de la bouche de nos pasteurs, et c'est le seul programme qui défend un bonheur vrai.
Merci d'accueillir mes paroles pour ce qu'elles sont, c'est à dire une réflexion sincère et un peu désabusée, et non pas une provocation rageuse. Paix et dialogue.
Fraternaliter in Christo
Ecrit par : Quentin | 24 mars 2007
Nous acceuillons vos paroles avec charité ce qui est le préalable au dialogue.
Pour ce qui est du repli innaceptable de M. de Villiers, je pense que c'est un peu excessif. Il prône la prioité aux nationaux ce qui est légitimement ce qu'un individu peut attendre de la nation, qui est la seule entité capable de le défendre sur la scène internationale. Il propose d'aider les plus pauvres mais chez eux. Ce n'est que la traduction concrète de l'enseignement de l'Eglise (allez voir mes posts récents à ce sujet). Je préfère une politique un peu ferme en matière d'immigration et un certain protexionisme qu'une politique absolument pas tournée vers la vie qui nous conduit inexorablement à la catastrophe.
Ecrit par : Jacques | 24 mars 2007
Avant d'ouvrir toutes nos barrières économiques comme le voudraient certains, il faudrait peut être se construire une économie correcte. parce qu'une fois que les barrières seront tombées (elles commencent déja), nous devront faire face à la concurrence. Les entreprises françaises ne sont pas en position de force dans le monde, loin de là !!! Sur es 100 plus grandes entreprises mondiales, 80 sont américaines, il n'y en a qu'une ou deux de françaises !!!
Si nous voulons faira tomber ces barrières, ce qui à long terme serait positif, il faut réapprendre aux Français le sens du mot travail : les Allemands sont réputés pour leurs ingénieurs, les pays scandinaves pour la téléphonie et la France pour... son esprit revendicatif !!
Alors, mettons nous au travail de façon efficace et après oui bonjour le libre échange
Ecrit par : etienne | 27 mars 2007
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